Lexique accessibilité numérique : le jargon décrypté

L’essentiel à retenir : l’accessibilité numérique, ou « a11y », dépasse le simple code pour garantir l’inclusion via le respect du RGAA. Comprendre ces termes permet de lever les barrières et d’assurer un accès égalitaire à l’information. Tout l’enjeu se résume finalement à quatre principes d’or des WCAG : créer un contenu perceptible, utilisable, compréhensible et robuste.

Vous avez l’impression de lire une langue étrangère face aux normes du web inclusif et vous cherchez un lexique accessibilité numérique complet pour ne plus nager en eaux troubles ? 🤯

C’est tout à fait normal, mais nous avons justement décortiqué pour vous ce jargon technique (RGAA, WCAG, a11y) à travers des définitions limpides et décomplexées qui vont radicalement simplifier votre quotidien.

Préparez-vous à maîtriser enfin le vocabulaire des experts et à comprendre les vrais enjeux de l’inclusion digitale grâce à ce guide pratique conçu pour vous faciliter la vie ! 🚀

Les fondations : les termes incontournables

Qu’est-ce que l’accessibilité numérique, au juste ?

L’accessibilité numérique désigne la capacité des services et contenus digitaux à être utilisés par tous, en toute autonomie. Si elle cible prioritairement les personnes en situation de handicap, elle profite en réalité à chacun en supprimant les barrières techniques.

Cela ne se limite pas aux sites web : applications mobiles, PDF ou documents bureautiques sont concernés. L’objectif reste de garantir un accès strictement égal à l’information et aux fonctionnalités pour chaque utilisateur.

Vous croiserez souvent le terme « a11y ». C’est simplement le raccourci courant pour « accessibility », où le nombre 11 symbolise les onze lettres coincées entre le « a » et le « y ».

Handicap, déficience et validisme : de quoi parle-t-on ?

La déficience relève du domaine biomédical pur. Elle correspond à une perte ou une altération d’une fonction physiologique ou psychologique, comme la surdité par exemple. C’est avant tout un constat de santé.

Le handicap, lui, n’est pas la déficience en soi, mais bien la limitation sociale qui en résulte. Il surgit quand une incapacité rencontre un environnement inadapté, créant ainsi un obstacle concret à la participation pleine et entière à la société.

Schéma illustrant les différences entre exclusion, ségrégation, intégration et inclusion

Le validisme, ou « ableism », est ce système de préjugés et de discriminations, souvent inconscients, envers les personnes handicapées. On les juge parfois inférieures ou on nie leurs besoins spécifiques, même sans vouloir nuire.

Inclusion et discrimination : les deux faces d’une même pièce

L’inclusion vise un idéal social précis : permettre à chaque citoyen de participer à la vie collective sans aucun prérequis. Ici, c’est à la société de s’adapter à l’individu, et non l’inverse.

L’accessibilité, c’est s’assurer que tout le monde peut entrer dans le bâtiment. L’inclusion, c’est veiller à ce que chacun se sente bienvenu et puisse participer une fois à l’intérieur.

À l’opposé, la discrimination est un traitement défavorable fondé sur un critère comme le handicap. Laisser un site web inaccessible revient, de fait, à une forme d’exclusion qui empêche l’accès aux droits fondamentaux.

FALC : le facile à lire et à comprendre

Le FALC est une méthode rigoureuse pour rendre l’information plus simple et directe. Initialement conçu pour les personnes avec une déficience intellectuelle, ce langage clarifié aide finalement tout le monde à mieux saisir des contenus parfois trop denses.

Cette approche impose des règles strictes de mise en page et de vocabulaire. Aujourd’hui, des outils existent pour épauler les rédacteurs, comme certaines IA qui révolutionnent la rédaction en reformulant instantanément des phrases complexes en versions limpides.

Maintenant que les bases sont posées, passons aux choses sérieuses : les règles du jeu. Parce que oui, l’accessibilité n’est pas juste une bonne action, c’est encadré par des normes précises et des lois strictes.

WCAG : les règles internationales du jeu

Tout commence avec le W3C (World Wide Web Consortium), le grand patron qui standardise le web mondial. Au sein de cette structure, la branche WAI (Web Accessibility Initiative) se consacre exclusivement à rendre la toile accessible à tous.

La WAI a pondu les fameuses WCAG (Web Content Accessibility Guidelines). Ce sont les recommandations officielles, la « bible » technique que tout lexique accessibilité numérique cite en référence pour créer un web inclusif.

Pour faire simple, ces règles reposent sur quatre piliers inébranlables :

  • Perceptible : l’information ne doit pas être invisible ; l’utilisateur doit pouvoir la voir ou l’entendre.
  • Utilisable : les interfaces (boutons, menus) doivent être manipulables, au clavier ou à la souris.
  • Compréhensible : le contenu et le fonctionnement du site doivent être clairs, sans pièges.
  • Robuste : le code doit être propre pour être lu par toutes les technologies, actuelles et futures.

RGAA : la version française de la loi

En France, on aime adapter les choses. Le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité) est donc la déclinaison locale des standards internationaux WCAG. C’est le document de référence que vous devez absolument suivre ici.

Édité par la DINUM, ce référentiel transforme les concepts théoriques en une liste de critères techniques précis. C’est cette grille qui sert de juge de paix lors d’un audit pour vérifier si votre site est conforme ou non.

Pourquoi s’y intéresser ? Parce que l’Article 47 de la loi de 2005 l’impose. Les services publics et les grosses entreprises (chiffre d’affaires > 250M€) n’ont pas le choix : ils doivent respecter ces normes sous peine de sanctions.

Les autres référentiels et lois à connaître

Si vous visez l’international, attention au marché américain. Là-bas, la Section 508 pour le fédéral et l’ADA (Americans with Disabilities Act) pour le privé sont les textes qui font foi. Les procès pour non-conformité y sont fréquents.

Plus près de nous, la Directive européenne (European Accessibility Act) change la donne. Elle impose désormais des exigences d’accessibilité communes dans toute l’UE pour une vaste gamme de produits et services numériques, harmonisant ainsi le marché.

Enfin, le web n’est pas tout. Pour vos applis, jetez un œil au RAAM. Et pour vos documents bureautiques, le RAPDF est votre allié. Ces référentiels complètent le RGAA pour couvrir les supports spécifiques qui échappent parfois aux règles classiques.

Les niveaux de conformité : de A à AAA

NiveauDescription
Niveau AC’est le minimum vital. Ce niveau corrige les barrières les plus bloquantes qui empêchent purement et simplement certains utilisateurs d’accéder au contenu.
Niveau AAC’est le standard visé par la loi (comme le RGAA). Il traite les obstacles les plus courants et garantit une accessibilité satisfaisante pour la majorité.
Niveau AAALe Graal de l’accessibilité. C’est l’excellence, destinée à des contextes spécifiques, mais souvent trop complexe à appliquer intégralement sur tout un site web.

Principe 1 : perceptible, rendre l’information accessible aux sens

L’alternative textuelle, le filet de sécurité du visuel

L’alternative textuelle (ou texte alternatif) est la description textuelle d’un contenu non textuel, comme une image. Elle transmet l’information aux utilisateurs qui ne peuvent pas la voir. C’est un pilier de ce lexique accessibilité numérique.

C’est exactement ce que les technologies d’assistance, comme les lecteurs d’écran, restituent à l’oreille. Le RGAA impose une distinction précise : l’image porteuse d’information doit être décrite, tandis que l’image de décoration doit être ignorée. Enfin, l’image-test décrit sa fonction.

Pour être vraiment efficace, une alternative doit rester courte et concise. Visez idéalement moins de 80 caractères pour ne pas noyer l’utilisateur sous l’information.

Le contraste, une question de lisibilité pour tous

Le contraste désigne l’opposition visible entre la couleur de premier plan (votre texte) et celle de l’arrière-plan. Un bon contraste est absolument vital pour garantir une lisibilité sans effort.

Cela ne se devine pas à l’œil nu, cela se mesure avec un ratio de contraste, calculé via une formule précise. Les normes WCAG définissent des ratios minimums stricts à atteindre.

Un design peut être magnifique, mais s’il est illisible pour une partie de la population, c’est un échec. Le contraste n’est pas une option, c’est une fondation.

Médias temporels : audiodescription et sous-titres

Un média temporel regroupe tout contenu qui évolue dans le temps, comme une vidéo, un podcast ou une animation. C’est de l’information mouvante qui demande une perception simultanée.

L’audiodescription est une piste audio additionnelle qui décrit les éléments visuels importants pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Cette voix off s’insère intelligemment entre les dialogues. Elle ne gâche rien, elle complète l’expérience.

Le sous-titrage pour sourds et malentendants va bien au-delà des simples paroles. Il assure la retranscription des dialogues ET des sons importants, comme une musique ou un bruit de porte.

Attention aux flashs et aux changements brusques

Un changement brusque de luminosité ou effet de flash est une alternance rapide de luminance sur une zone de l’écran. Cela ressemble à un stroboscope numérique agressif. C’est un détail technique qui a un impact physique réel.

Le danger est immédiat : cela peut provoquer des crises d’épilepsie chez les personnes photosensibles. Il y a des seuils précis de fréquence et de taille à ne pas dépasser. La sécurité de l’utilisateur passe avant l’esthétique.

lexique accessibilté numérique les 4 principes fonadamentaux

Principe 2 : utilisable, garantir l’interaction pour tous

Voir, c’est bien. Pouvoir agir, c’est mieux. Ce deuxième volet de notre lexique accessibilité numérique se concentre sur la capacité de l’utilisateur à interagir concrètement avec tous les composants de l’interface, sans barrière.

La navigation au clavier, un prérequis absolu

Tout élément interactif, qu’il s’agisse d’un lien, d’un bouton ou d’un champ, doit être accessible et activable au clavier. C’est la fondation même pour l’usage de nombreuses technologies d’assistance. Sans cette base, l’exclusion est immédiate.

La touche de tabulation (Tab) agit comme votre volant : elle permet de se déplacer d’un élément à l’autre. Vous avez dépassé votre cible ? La combinaison Maj+Tab vous permet de revenir en arrière instantanément.

Parlons de la prise de focus. C’est cet indicateur visuel, souvent un contour coloré, qui montre quel élément est actuellement sélectionné par le clavier. Sans focus visible, la navigation au clavier devient un jeu de devinettes impossible pour l’utilisateur.

Contrôler les contenus en mouvement et les sons

L’utilisateur doit garder le contrôle total de son expérience. Un contenu qui bouge sans cesse, clignote ou lance un son automatiquement peut vite devenir une nuisance insupportable, voire dangereuse pour certains profils.

Face à tout contenu en mouvement ou clignotant, comme un carrousel ou une animation, il faut offrir un mécanisme simple. L’utilisateur doit pouvoir le mettre en pause ou l’arrêter net pour lire tranquillement.

Si un son déclenché automatiquement dure plus de 3 secondes, l’utilisateur doit pouvoir le couper. Il faut aussi pouvoir gérer son volume indépendamment du système, sinon l’expérience devient vite agressive.

Les formulaires : étiquettes et contrôle de saisie

Un champ de saisie de formulaire ne doit jamais être orphelin. Il exige une étiquette (label) clairement associée et visuellement accolée. C’est la seule façon de garantir qu’on comprenne immédiatement ce qu’on attend de nous.

Le contrôle de saisie est là pour guider l’utilisateur, pas pour le piéger. Il indique les champs obligatoires, le format attendu (ex: JJ/MM/AAAA) et signale clairement les erreurs de saisie pour qu’on puisse les corriger.

Les champs de même nature, comme les trois cases d’une date de naissance, ne doivent pas être éparpillés. On les regroupe visuellement et sémantiquement pour que l’ensemble fasse sens immédiatement.

Faciliter la navigation : liens d’évitement et landmarks

Connaissez-vous les liens d’évitement (skip links) ? Souvent cachés en haut de page, ces liens permettent de sauter directement au contenu principal. Ils évitent la corvée épuisante de tabuler à travers tout le menu à chaque chargement de page.

Les balises HTML structurantes (« , « ) sont des landmarks. Ce sont de véritables « points de repère » structurels. Ils permettent aux utilisateurs de technologies d’assistance de bondir rapidement d’une grande région de la page à l’autre, sans se perdre dans le code.

Principe 3 : compréhensible, assurer la clarté du contenu et de l’interface

On peut voir et interagir, mais est-ce qu’on comprend ce qui se passe ? Le troisième principe, « compréhensible », s’attaque à la clarté de l’information et à la prévisibilité de l’interface.

L’ordre de lecture, une question de logique

Dans tout bon lexique accessibilité numérique, l’ordre de lecture est un concept clé. C’est la séquence stricte suivie par les technologies d’assistance pour parcourir votre page. Pour que le message passe, cette suite doit rester parfaitement logique.

Attention au piège visuel. Ce que vos yeux voient n’est pas forcément ce que le code raconte. C’est la structure HTML brute qui dicte la loi : elle doit impérativement refléter l’enchaînement cohérent des idées, peu importe la mise en page.

La langue, un détail qui change tout

C’est la base absolue. Vous devez déclarer la langue principale de votre page dès le départ via un code de langue spécifique, comme lang="fr". Sans ce tag, le navigateur navigue à l’aveugle.

Et si vous citez Shakespeare ? Là aussi, rigueur oblige. Tout changement de langue au milieu du texte, même pour quelques mots, doit être signalé dans le code. On ne laisse rien au hasard.

Pourquoi ce zèle ? Simple : cela permet aux synthèses vocales de basculer instantanément sur le bon accent. C’est le seul moyen de rendre le texte audible et compréhensible, plutôt qu’une bouillie sonore.

Le contexte : liens, changements et ambiguïté

Parlons franchement : les liens « Cliquez ici », c’est fini. Le contexte du lien est décisif. L’intitulé doit être explicite par lui-même. Un lien vague reste ambigu pour tout le monde, car sans contexte, impossible de deviner sa destination.

Imaginez que la page change brutalement sous vos doigts. C’est un changement de contexte : ouverture de fenêtre, rechargement complet. Si l’utilisateur n’est pas averti, c’est la désorientation garantie.

La règle d’or ? Ces bouleversements ne doivent jamais survenir par une simple prise de focus. Ils nécessitent une action explicite et volontaire de votre part. Pas de surprise désagréable.

CAPTCHA, l’ennemi de l’accessibilité ?

Vous connaissez ces grilles d’images illisibles ? Le CAPTCHA est ce test censé différencier l’humain du robot. Le plus classique reste cette fameuse image contenant du texte déformé à déchiffrer.

Le hic, c’est que ce filtre bloque bien plus que les bots. Ces tests visuels sont souvent totalement inaccessibles aux personnes aveugles, malvoyantes ou dyslexiques. C’est un véritable mur numérique.

La solution n’est pas de supprimer la sécurité, mais de l’adapter. Une alternative accessible, comme un CAPTCHA audio ou un test logique, doit toujours être proposée. L’inclusion ne se négocie pas.

Principe 4 : robuste, assurer la compatibilité avec les technologies

Enfin, pour que tout tienne debout, le code doit être impeccable et standardisé. C’est la mission du quatrième principe, « robuste », qui garantit que votre contenu soit interprété sans faille par tous les outils, aujourd’hui comme demain.

HTML sémantique : utiliser les bonnes balises

Voyez le langage HTML comme la colonne vertébrale de votre page web. Ce n’est pas de la décoration, ce sont des balises précises qui donnent du sens et de la structure à votre contenu.

C’est ici que la sémantique entre en jeu : chaque balise a un rôle unique. Un titre doit impérativement utiliser une balise de titre (« , « …), et non un simple texte mis en gras qui tromperait tout le monde.

Pourquoi cette rigueur ? Car les technologies d’assistance se fient aveuglément à cette sémantique. Elles permettent ainsi à l’utilisateur de saisir l’organisation de la page et de naviguer sans obstacle.

ARIA, la boîte à outils pour les applications riches

Parfois, le HTML standard atteint ses limites. C’est là qu’intervient ARIA (Accessible Rich Internet Applications), une spécification du W3C. C’est un jeu d’attributs puissants pour rendre accessibles les composants d’interface les plus complexes.

Prenons des exemples concrets : ARIA indique si un menu est ouvert, si un bouton est pressé ou définit le rôle d’un élément atypique. C’est le traducteur indispensable pour les interactions dynamiques.

Pour ces composants ardus, n’hésitez pas à utiliser des outils modernes pour générer le code. Il suffit de savoir comment faire un prompt IA efficace pour obtenir la structure ARIA exacte et conforme.

Compatibilité et agents utilisateurs

Un agent utilisateur est tout simplement le logiciel qui accède à votre contenu web. Cela regroupe votre navigateur habituel, les lecteurs multimédias et, point critique, le lecteur d’écran pour les personnes malvoyantes.

Être « compatible avec les technologies d’assistance » n’est pas une option. Votre code doit fonctionner parfaitement sur les duos courants, comme un navigateur spécifique couplé à un lecteur d’écran, sans bug d’interprétation.

Pour valider cela, on met en place un environnement de test. C’est la combinaison technique précise (par exemple Firefox avec NVDA) utilisée pour certifier que l’expérience est fluide pour tous.

Contenu caché : ce qui est visible et ce qui ne l’est pas

Le contenu visible est la partie émergée de l’iceberg : c’est ce qui s’affiche à l’écran. Il doit rester présent et lisible même si vous désactivez totalement le style CSS de la page.

À l’inverse, le contenu caché est masqué volontairement. Il peut être invisible à l’œil via CSS ou ignoré par les technologies d’assistance grâce à l’attribut `aria-hidden= »true »`, selon le besoin.

Masquer du contenu est utile, comme pour des menus déroulants, mais c’est à double tranchant. Cela doit être géré finement pour enrichir ce lexique accessibilité numérique sans jamais perdre l’utilisateur en route.

Les outils de l’accessibilité : technologies et acteurs

Parler d’inclusion sans évoquer la mécanique qui la rend possible, c’est comme vouloir conduire sans moteur. Pour que ce lexique accessibilité numérique prenne tout son sens, il faut comprendre les outils techniques et les humains qui s’activent en coulisses. Faisons un tour d’horizon de cet écosystème.

Les technologies d’assistance (TA) incontournables

Une technologie d’assistance n’est pas un gadget, c’est une nécessité absolue. Définissons-la simplement comme tout matériel ou logiciel permettant à une personne handicapée de contourner un obstacle pour utiliser le numérique en toute autonomie.

Voici les outils que vous croiserez le plus souvent :

  • Lecteur d’écran (Screen Reader) : Ce logiciel lit à voix haute tout le contenu de l’écran pour l’utilisateur (JAWS, NVDA ou VoiceOver).
  • Plage braille : Un périphérique physique qui traduit instantanément le texte affiché à l’écran en caractères braille tactiles.
  • Loupe d’écran : Un logiciel indispensable qui agrandit une partie ou la totalité de l’interface pour les personnes malvoyantes.
  • Synthèse vocale : C’est la « voix » artificielle du lecteur d’écran qui transforme les données textuelles en parole audible.
  • Dispositif de pointage alternatif : Des solutions comme les souris adaptées, l’eye-tracking ou la commande vocale remplacent la souris classique.

Le lecteur d’écran : les yeux et les oreilles du web

Le lecteur d’écran est bien plus qu’une simple voix off ; c’est l’interface principale des personnes aveugles. Il ne se contente pas de lire les mots, il annonce la structure et la nature des éléments, précisant s’il s’agit d’un lien, d’un bouton ou d’un titre.

Mais attention, pour que la magie opère, le site doit être correctement restitué. Cela signifie que le code doit être sémantique et robuste. Si votre code est bancal, le lecteur d’écran restera muet ou incohérent. C’est le test de vérité ultime.

Les overlays d’accessibilité : fausse bonne idée ?

Vous avez sûrement déjà vu ce petit widget magique : un outil de surcouche (overlay) qu’on greffe sur un site pour offrir des options de personnalisation comme le contraste ou la taille du texte.

Pourtant, méfiez-vous des apparences. Ces outils ne corrigent jamais les problèmes de fond ancrés dans le code et, pire encore, ils entrent souvent en conflit direct avec les technologies d’assistance que les utilisateurs possèdent déjà 🛑.

Il faut être lucide : un overlay ne garantit pas la conformité légale et n’est surtout pas une solution miracle. L’accessibilité ne s’achète pas avec un plugin, elle doit être intégrée à la source, dans les fondations mêmes du site.

Les rôles humains : référent et experts

Derrière les machines, il y a des stratèges. La personne référente en accessibilité numérique est celle qui pilote la vision et la stratégie d’accessibilité au sein de l’organisation. C’est elle qui coordonne les actions pour que l’inclusion devienne une réalité concrète.

Elle ne travaille pas seule mais s’appuie sur des experts — développeurs, auditeurs, designers — formés spécifiquement à ces enjeux. Des événements comme le GAAD (Global Accessibility Awareness Day) existent d’ailleurs pour sensibiliser et fédérer ces acteurs du changement.

La mise en pratique : audit et déclaration

Connaître les règles et les outils, c’est une chose. Les les appliquer et le prouver en est une autre. Voyons comment on passe de la théorie à la pratique avec les audits et les obligations de transparence.

L’audit de conformité : comment ça marche ?

L’audit de conformité, c’est tout simplement un check-up complet de votre site. On évalue méthodiquement si votre support numérique respecte les règles d’accessibilité ou s’il bloque certains utilisateurs.

On ne fait pas ça au hasard. Tout repose sur le référentiel RGAA en France. Concrètement, on sélectionne un échantillon représentatif de vos pages et on teste chaque critère technique.

Le verdict tombe sous forme d’un pourcentage de conformité et d’une liste d’erreurs à corriger. Pour les petites structures, déléguer cette étape via la sous-traitance informatique pour PME est souvent la meilleure option.

La déclaration d’accessibilité : une obligation de transparence

La déclaration de conformité, ou d’accessibilité, n’est pas optionnelle. C’est un document public obligatoire pour toutes les entités soumises à la loi, garantissant une transparence totale envers les usagers.

Vous devez y afficher clairement plusieurs éléments factuels pour éviter les sanctions et informer le public. Voici les données indispensables qu’elle doit contenir :

  • Le taux de conformité exact calculé selon le RGAA.
  • liste précise des contenus non conformes.
  • Les éventuelles dérogations justifiées par une charge disproportionnée.
  • Les moyens de contact permettant à un utilisateur de signaler un problème et d’obtenir une alternative humaine.

Schéma pluriannuel et plan d’action : la vision à long terme

Le schéma pluriannuel est votre document stratégique de référence. Il étale votre politique d’accessibilité sur 3 ans, prouvant que votre engagement n’est pas juste un effet de mode, mais une vision durable.

Le plan d’action annuel, lui, c’est la mise en musique concrète de cette stratégie. Il liste les tâches précises de l’année : formations des équipes, corrections techniques sur le site et futurs audits.

Les tests utilisateurs : rien ne remplace l’humain

Les tests utilisateurs et utilisatrices consistent à faire évaluer votre site par de vraies personnes en situation de handicap. C’est l’épreuve du feu pour vérifier l’accessibilité sur le terrain.

Leur valeur est inestimable pour votre projet. Ils permettent de débusquer des problèmes d’utilisabilité qu’un audit de conformité, purement technique et théorique, laisse souvent passer à travers les mailles du filet.

Un site peut être techniquement « conforme » sur le papier, mais totalement inutilisable en pratique. Ces tests représentent donc la vérification ultime pour garantir une expérience réelle de qualité.

L’accessibilité numérique n’est pas une montagne infranchissable, mais un chemin vers un web plus juste pour tous. 🌍 En appliquant ces principes, vous ouvrez grand vos portes, sans exception. Alors, prêt à rendre votre site vraiment inclusif ? Si vous avez des doutes, on est là pour en discuter ! 🚀

FAQ

Quels sont les 4 grands principes de l’accessibilité (et des WCAG) ?

Pour faire simple, imaginez que l’accessibilité repose sur quatre piliers solides, souvent résumés par l’acronyme POUR. D’abord, le contenu doit être Perceptible (on peut le voir ou l’entendre). Ensuite, il doit être Utilisable (on peut naviguer et interagir, même sans souris). Il doit aussi être Compréhensible (le langage est clair et la navigation logique). Enfin, il doit être Robuste (le code est assez propre pour être lu par toutes les technologies). C’est la base de tout ! 🏗️

C’est quoi exactement le principe 1 « Perceptible » ?

C’est le point de départ : l’information ne doit pas être invisible pour vos sens ! 👀 Si un utilisateur ne peut pas voir une image, une alternative textuelle doit la lui décrire. S’il ne peut pas entendre une vidéo, des sous-titres doivent prendre le relais. En gros, l’information doit pouvoir être « perçue » par tout le monde, peu importe leurs capacités sensorielles.

Et le principe 4 « Robuste », ça veut dire quoi ?

Pas besoin d’être un bodybuilder ici ! 💪 Être robuste, dans le web, ça signifie que votre site est construit avec un code standard et fiable. L’objectif est qu’il soit parfaitement interprété par les navigateurs actuels et futurs, mais surtout par les technologies d’assistance (comme les lecteurs d’écran). C’est l’assurance que votre contenu ne « cassera » pas quand on essaie d’y accéder avec des outils spécifiques.

WCAG, A, AA, AAA… C’est quoi ce charabia ?

On ne parle pas de piles électriques ! 🔋 Ce sont les niveaux de réussite aux tests d’accessibilité. Le niveau A est le minimum vital pour ne pas bloquer les utilisateurs. Le niveau AA est le standard de référence (celui demandé par la loi et le RGAA), c’est le bon équilibre. Le niveau AAA, c’est l’excellence, le « Graal » très difficile à atteindre partout. Visez le AA, et vous serez déjà au top !

Retour en haut