En bref
- La contre-visite médicale est un droit pour l’employeur qui verse un complément de salaire.
- Elle vise à vérifier la justification d’un arrêt maladie par un médecin contrôleur indépendant.
- En cas d’abus (arrêt injustifié, absence), le versement des indemnités complémentaires peut être suspendu.
L’absentéisme pèse lourdement sur la performance des entreprises. Coûts directs, désorganisation des équipes… les arrêts maladie récurrents sont un défi. Face à une suspicion d’arrêt abusif, l’employeur n’est pas démuni. Il dispose d’un droit légal et efficace pour réagir : la contre-visite médicale, un levier de gestion RH encore trop méconnu.
C’est quoi la contre-visite médicale ?
Il s’agit d’un contrôle médical indépendant de la Sécurité Sociale, diligenté par l’employeur.
Un médecin contrôleur se déplace, généralement à l’improviste, au domicile du salarié.
Sa mission : vérifier si l’état de santé du salarié justifie médicalement son incapacité à travailler et s’il respecte ses heures de sortie.
Ce droit est ouvert à toute entreprise ou administration versant un complément de salaire (maintien légal ou conventionnel) en plus des indemnités de la CPAM. La procédure doit respecter un cadre strict pour être incontestable.
Alors pourquoi utiliser cet outil de gestion RH ?
L’effet premier de la contre-visite est sa force dissuasive, limitant les arrêts de complaisance.
Son impact est aussi financier : si le médecin juge l’arrêt injustifié, ou si le salarié est absent ou refuse le contrôle, l’employeur peut suspendre le versement du complément de salaire.
C’est un levier essentiel de prévention par le contrôle médical. Loin d’être une mesure punitive, elle vise à assurer l’équité, à protéger les équipes et à optimiser la performance de l’entreprise.

En résumer
La contre-visite médicale est donc un outil de gestion légal et efficace contre l’absentéisme abusif.
Mandater un prestataire spécialisé garantit une intervention rapide, neutre et conforme à la législation pour une totale tranquillité d’esprit.




